J'ai installé ma première dashcam il y a quelques années, d'abord par curiosité puis par besoin : preuves en cas d'accident, surveillance du stationnement et, je l'avoue, quelques images spectaculaires à partager. Mais très vite je me suis heurtée à des questions pratiques et juridiques — où la poser pour ne pas gêner la vue ? Peut-on filmer la voie publique et les passagers sans risquer une sanction ? L'assureur peut-il refuser un sinistre à cause d'une caméra ?
Pourquoi choisir une dashcam « bien pensée » ?
La dashcam peut être un vrai atout : enregistrement en continu, détection d'impact, mode parking, géolocalisation et parfois même accès via une app. Mais mal installée, elle peut poser deux types de problèmes :
Mon objectif a toujours été simple : profiter des avantages techniques tout en restant dans un cadre légal et en préservant la relation avec mon assureur.
Règles pratiques et légales à connaître (France / UE)
En France, il n'existe pas de « homologation dashcam » obligatoire similaire à celle des équipements de sécurité. En revanche, il y a plusieurs points à respecter :
Où placer la dashcam ? Mes recommandations
Après plusieurs essais, voici ce que je fais et conseille :
Alimentation : prise allume-cigare ou kit hardwire ?
Le choix de l'alimentation est déterminant pour le fonctionnement du mode parking et la discrétion de l'installation. Voici un tableau comparatif que j'utilise pour décider :
| Option | Avantages | Inconvénients |
| Prise allume-cigare | Installation simple, amovible | Pas de mode parking fiable, câble visible, peut être arraché |
| Kit hardwire (fuse tap) | Discret, permet le mode parking, pas d'usure de la prise | Installation plus technique, à faire idéalement par un professionnel |
| Batterie externe dédiée | Pas de modification électrique du véhicule, protège la batterie | Coût supplémentaire, encombrement |
J'ai opté pour un kit hardwire monté par un électricien auto : la dashcam s'allume et s'éteint avec le véhicule et le mode parking fonctionne sans vider ma batterie. Si vous n'êtes pas à l'aise avec l'électricité, le passage par un pro évite tout risque de court-circuit ou de perte de garantie.
Protection des données et bonnes pratiques
Pour rester serein vis-à-vis du RGPD et du respect de la vie privée, voici les pratiques que j'applique systématiquement :
Que dire à votre assureur ?
Je préviens toujours mon assureur que j'utilise une dashcam et je demande si l’envoi d’une vidéo est souhaitable en cas de sinistre. Les assureurs apprécient les preuves vidéo ; certaines compagnies proposent même des réductions pour les conducteurs équipés selon certaines conditions. Évitez toutefois d'altérer le véhicule de manière intrusive : toute modification électrique réalisée de façon non professionnelle pourrait être remise en question.
Choisir le bon modèle : mes critères
Pour moi, une dashcam digne de ce nom réunit :
Parmi les modèles que j'ai testés, Nextbase (pour l'écosystème et la qualité), Viofo (excellent rapport qualité/prix) et Garmin (fiabilité) reviennent souvent. Mais le meilleur choix dépend de votre budget et de l'usage : trajets urbains avec risque de vandalisme, longs voyages ou simple preuve en cas d'accident.
Mes astuces pour bien démarrer
Installer une dashcam peut paraître technique, mais avec quelques précautions — placement discret, alimentation adaptée, respect de la vie privée et dialogue avec l'assureur — elle devient un outil protecteur et pratique. Pour ma part, elle m'a déjà sauvé de situations ambiguës et m'a permis de mieux comprendre certains fauchages d'angle ou quasi-accidents grâce aux images. Si vous voulez, je peux vous conseiller un modèle adapté à votre budget ou vous expliquer comment bien paramétrer le mode parking selon votre véhicule.